Des ACTES de CENSURE ! La Tribune, 16 juin 07


Polémique autour de l'annulation de la projection du documentaire Ne restent dans l'oued que ses galets

Jean-Pierre Lledo dénonce des actes de censure, la commission parle de non-respect de contrat

Samedi 16 Juin 2007

Par Sihem Bounabi

Mercredi soir, une grande foule était présente devant la salle Ibn Zeydoun pour l'avant-première du film documentaire de Jean-Pierre Lledo, intitulé Ne restent dans l'oued que ses galets, entrant dans le cadre de la manifestation Alger, capitale de la culture arabe 2007.
A la surprise générale, la projection est annulée. Jean-Pierre Lledo confie sur place : «La projection a été annulée sur ordre de Karim Aït Oumeziane, directeur du Centre national du cinéma et responsable de la commission cinéma pour Alger, capitale de la culture arabe 2007. Cette décision m'a été communiquée par Mouloud Ouardane, coordinateur de la manifestation.»
Mouloud Ouardane, déclare à propos de cette décision : «La projection du film a été reportée suite au non-respect du contrat stipulant la remise d'une copie du documentaire à la commission de lecture et de visionnage. Le documentaire entre dans le cadre des projets d'Alger, capitale de la culture arabe 2007, il bénéficie à ce titre d'une subvention de l'Etat algérien par un contrat qui impose des droits et des devoirs.» Le responsable insiste sur le fait que «le projet n'est ni censuré ni annulé, il est seulement reporté en attendant que la commission visionne la copie».
De son côté, Karim Aït Oumeziane, responsable de la commission cinéma déclare : «La projection du film a été reportée pour non-respect de la clause du contrat stipulant qu'une copie devait être remise à la commission de lecture, pour voir si le documentaire était conforme au synopsis approuvé par la commission de lecture. Dans le contrat signé avec Nawel film qui a produit le documentaire, il était stipulé qu'un documentaire de 52mn devait être remis à la commission avant la date butoir du 31mai.» Il poursuit en soulignant qu'«après avoir envoyé un écrit au concerné lui demandant la remise de ladite copie, nous avons prolongé cette date et approuvé la réservation de la salle Ibn Zeydoun, sous réserve qu'une copie soit remise à la commission. Comme cela n'a pas été respecté la projection a été annulée 72 heures avant la date annoncée sur seule initiative de Jean-Pierre Lledo», refusant de parler de censure ou d'interdiction, Karim Aït Oumeziane, s'exclame : «On ne peut censurer ce que l'on n'a pas visionné.»
Suite aux déclarations des deux responsables, Jean-Pierre Lledo rétorque en niant l'existence de cette clause. Il affirme à ce sujet : «Les deux clauses par lesquels je suis soumis par contrat sont : premièrement, d'offrir une avant-première à Alger. Et deuxièmement de percevoir le restant du montant de la subvention lors de la remise de la cassette».
Il ajoute que la décision d'inclure dans le contrat, l'obligation de remettre une copie a la commission de visionnage est une décision unilatérale qui a été prise il y a seulement deux mois alors que le contrat est signé depuis six mois. «On ne m'a pas contacté pour avoir mon avis, pour savoir si j'ai accepté cette nouvelle clause ou bien si j'ai refusé.» Par ailleurs, il insiste sur le fait : «En tant que créateur, je ne cautionne pas la censure. Je me suis toujours opposé à ce genre de commission, car pour moi ce sont des commissions de censure. Le devoir de la commission de cinéma de cette manifestation consiste seulement a assurer l'aide à la production et à la diffusion des œuvres réalisées.»
Par ailleurs, Jean-Pierre Lledo nous informe de l'annulation de deux autres projections prévues jeudi à Constantine en partenariat avec une association culturelle et hier à la cinémathèque d'Oran. Il s'insurge à ce sujet, en expliquant : «Je ne comprends pas comment les projections pour lesquelles nous avons obtenu des autorisations soient tout simplement annulées sur injonction. Mais le plus grave, c'est le fait que la projection prévue à la cinémathèque d'Oran soit annulée, alors qu'il est universellement admis que les cinémathèques ont toujours été des lieux de franchise.»
Pour conclure, le réalisateur explique qu'il ne veut pas croire pour le moment que son film soit censuré mais qu'il s'agit d'actes de censure. Il confie, à ce propos : «Mon film est un voyage dans la mémoire, qui donne la parole à quatre anonymes qui parle de leur enfance durant la guerre d'indépendance algérienne. A travers ces actes, il y a des gens qui refusent de donner la parole à de simples citoyens, afin qu'ils apportent librement leur témoignage sur l'histoire sur grand écran».
Se trouvant encore hier à Oran, Jean-Pierre Lledo explique que dès son retour à Alger, il remettra une copie à la commission pour percevoir le chèque du reste de la subvention. Ensuite, il déposera la copie de 35 mm pour un visa d'exploitation. «Si on ne me donne pas le visa, on pourra dire alors que mon film est censuré et qu'il ne s'agit pas seulement de dérapages de la commission de censure»
souligne le réalisateur.
Il informe également que le jeudi 21 juin, Algéries, mes fantômes, le troisième volet de la trilogie de ses documentaires, sera projeté à la filmothèque Zinet dans le cadre des activités du ciné-club de l'association Chrysalide.

Sihem Bounabi.

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# Online seit Montag, 09. Juli, 2007 um 15:46

LETTRE AU MINISTRE DE LA CULTURE, de JP LLEDO, 13 juin 07


Alger le 13 Juin 2007


A Madame la Ministre de la Culture,


Objet :
Film de Jean-Pierre LLEDO « NE RESTENT DANS L'OUED QUE SES GALETS ».
Annulation de l'Avant Première Mondiale
programmée le 13 Juin à Alger à 17h30 à l'OREF, salle IBN ZEÏDOUN.



Chère Madame Khalida Toumi,

Mr Mouloud Ouerdane, responsable actuel du Commissariat : « Alger, Capitale de la Culture arabe, 2007 » vient de me signifier il y a un instant (10h15 du matin) que la projection de mon film prévue depuis plus d'un mois, et annoncée dans tous les journaux par un placard publicitaire, est annulée par le responsable de la Commission audio-visuelle, Mr Aït Oumeziane.
J'en suis abasourdi et n'ose encore le croire !

Selon ses dires, une décision a été prise il y a 2 mois obligeant les producteurs à déposer une cassette du film pour un visionnage préalable, donc avant projection.

Je vous signale que le Contrat qui me lie à ce Commissariat « Alger, Capitale de la Culture arabe, 2007 » et que j'ai signé au début de cette année 2007, ne contient pas cette clause.
Le contrat stipule par contre que :

- pour percevoir les 50% restant de la subvention (3 Millions de Da) qui m'a été accordée (après accord de la Commission de Lecture présidée par Lamine Merbah), je dois remettre une cassette vidéo du film, ce que je m'apprête à faire dans les jours à venir.
- je dois accorder l'Avant-première à cette Manifestation, ce que je m'apprêtais à faire aujourd'hui à 17h30.





Je m'étonne donc de ne pas avoir été saisi officiellement :
- ni cette nouvelle clause, ce qui aurait exigé l'établissement d'un avenant au contrat,
- ni encore moins de cette annulation dont vient juste de m'informer Mr Mouloud Ouerdan.

Il me semble qu'il y a là pour le moins, un abus de pouvoir.

Permettez-moi de vous rappeler Madame la Ministre qu'en 2004, à l'occasion de l'Année de l'Algérie en France, personne n'avait émis une telle demande de visionnage préalable, ni le Commissariat présidé par Mr Raouraoua, ni vous-même qui aviez découvert « Un Rêve algérien », à l'instar de tous les autres spectateurs.

Aujourd'hui, quelques heures avant la projection, permettez moi de vous demander d'éviter le pire.
La Projection a été annoncée très largement, dans toute la Presse par l'Année 2007, par des articles des principaux journaux, et par un très grand travail de communication du producteur du film.

Tous ceux qui ont travaillé à cette œuvre depuis 3 ans, et qui l'ont diversement soutenu – à qui en priorité est destinée cette projection - seront-ils privés de leur légitime fête ?
Les centaines de spectateurs et de journalistes, qui se rendront bientôt à la salle Ibn Zeïdoun, seront-ils considérés comme des mineurs incapables d'apprécier par eux-mêmes ce film ?

Il me semble qu'une telle issue serait catastrophique pour nous tous, créateurs et spectateurs de divers pays, administrateurs et société civile.
Vu l'urgence, votre intervention seule peut la conjurer.

J'ose espérer que ma lettre ne sera pas vaine.
Veuillez, Madame la Ministre agréer mes salutations distinguées.


10h30 du matin.
Le réalisateur-producteur
Jean-Pierre Lledo
053 35 72 96
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# Online seit Montag, 09. Juli, 2007 um 15:12

BRAS DE FER LLEDO-«ALGER, CAPITALE DE LA CULTURE ARABE»

BRAS DE FER LLEDO-«ALGER, CAPITALE DE LA CULTURE ARABE»

Le calme après la tempête
24 Juin 2007 - Page : 7
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Personne n'avait rien à gagner dans une polémique qui mène la culture algérienne à l'impasse.

Le conflit, qui oppose M.Jean-Pierre Lledo depuis le 13 juin dernier au commissariat de «Alger, capitale de la culture arabe», va-t-il connaître son dénouement? Après que la projection de son film Ne restent dans l'oued que ses galets eut été annulée, le réalisateur, après mûre réflexion, a décidé, hier de remettre une copie du film, sur 2 supports (Bétacam et VHS), conformément à la convention qu'il a signée le 22 novembre 2006.
Un acte réfléchi qui a été pris afin d' aplanir ce «malentendu» et ce, par égard pour son public. «Considérant que ni les créateurs de mon film, ni le public, ni ceux qui sont en charge de promouvoir la culture, ne gagneraient à ce que se prolonge une situation conflictuelle, j'espère pouvoir ainsi m'acquitter, au plus tôt, de mon obligation morale à présenter mon film dans le cadre de cette manifestation qui a contribué, avec d'autres, à son montage financier», explique M.Lledo, dans une lettre qu'il a adressée à la presse.
Cependant, ajoute-t-il: «Cette décision ne signifie pas pour autant que je partage la manière dont les représentants de cette manifestation ont présenté notre conflit devant la presse le lundi 19 juin 2007.» En effet, M.Lledo réfute le fait d'avoir écrit ou dit qu'il refusait de remettre une copie du film à la dite manifestation. Et de signaler: «L'Office national des droits d'auteurs m'a confirmé que ni la convention que j'ai signée (diffusée aux journalistes), ni la décision du chef du gouvernement (décision n°8 du 5 décembre 2005) qui définit les missions de cette manifestation, ne l'exigent. L'Onda, je le précise, est signataire avec moi de cette Convention, au titre de représentant du ministère de la Culture.»
Il précisera que son film a été conçu et tourné bien avant la création du commissariat «Alger, capitale de la culture arabe 2007», soit le 10 septembre 2005; il a obtenu du ministère de la Culture, une autorisation de tournage pour une durée de 9 mois: «Le 22 octobre 2005 j'ai signé avec la TV un accord de co-production, le 27 octobre 2005, le tournage a commencé à Constantine. Et donc, lorsque je signe la Convention, le 22 novembre 2006, je suis à l'étape du montage!»
L'auteur de Algérie mes fantômes et Un rêve algérien, indique que son film a été conçu, dès l'origine, comme un long-métrage documentaire et non comme un 52'. Il évoque les promesses de la ministre à lui assurer l'aide du Fdatic pour ce même projet de long métrage documentaire: «Quand j'ai signé la convention, j'avais compris que la Manifestation ne désirait pas m'accorder la subvention de 10 millions prévue pour les longs-métrages fiction, mais seulement 3 millions de DA, qui correspond à la catégorie des moyens-métrages de 52'».
Malgré les interdictions de faire passer son film à Constantine et la Cinémathèque algérienne d'Oran «sur simple intervention téléphonique du responsable audiovisuel de cette manifestation», la boîte de production de Ne restent dans l'oued que ses galets, Naouel film, précise qu'elle «entend distribuer le film sur l'ensemble du territoire national et sur tous supports, dès réception du visa d'exploitation».

O. HIND
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# Online seit Montag, 25. Juni, 2007 um 13:15

"Le film critique le FLN et glorifie les juifs", Ech-Chourouk 25 juin 2007

 "Le film critique le FLN et glorifie les juifs", Ech-Chourouk 25 juin 2007
Chourouq du 25 juin p. 31 Article signé Rachid Filali.
« Les dessous de l'annulation de la projection du film « Ne restent dans l'oued que ses galets ». Le film critique le FLN et glorifie les juifs »

Après la vague médiatique provoquée par l'annulation de la projection du film du réalisateur français Jean Pierre Liedo « Ne restent dans l'oued que ses galets », Monsieur Bahloul représentant de l'association Cirta pour la culture, dévoile que son association et beaucoup d'autres qui ont été à l'origine de l'annulation de la projection de ce film. Selon lui, le réalisateur a commis des erreurs techniques et historiques meurtrières. Car, d'une part, le film, en principe ne devait pas dépasser les 52 minutes pour sa réalisation et sa projection, est un long film, qu'on peut classer dans la catégorie des longs métrages, de 3 heures. D'autres part, Monsieur Bahloul explicite, dans le suite de la discussions, que selon ceux qui possèdent une copie, que ce film présente une critique fondamentale du FLN et qu'il glorifie les juifs qui ont été contraints par la force et la terreur du FLN de quitter l'Algérie. Et pour justifier encore cette annulation, il ajoute que son financement par le Ministère de la Culture, est un comportement obscur et non justifié. Sachant que le réalisateur JP Liedo a réalisé de très bons films dont on peut citer notamment les films de « Mon Algérie » qui raconte l'histoire d'henri Alleg, et le film « Lumières » dans lequel ont participé le grand comique Fellag et le feu Mustapha El Anqa.
Précisons que le film « Ne restent dans l'oued que ses galets » du réalisateur JP Liedo parle de 4 personnages juifs d'Algérie et de pieds noirs qui avaient quittés l'Algérie en 1962 et parle aussi de l'artiste du malouf Raymond qui a été assassiné dans un marché de Constantine par un Moudjahid.
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# Online seit Montag, 25. Juni, 2007 um 12:58

Geändert am Montag, 09. Juli, 2007 um 14:33

ADRESSE de JP LLEDO à la PRESSE, 23 juin 2007

A la Presse
Jean-Pierre Lledo
23 Juin 2007



Je tiens à informer la Presse qui s'est largement fait l'écho du conflit qui m'a opposé à la Manifestation « Alger, Capitale de la Culture arabe, 2007 » - ce dont je la remercie - que j'ai décidé de remettre ce Samedi 23 Juin 2006, une copie du film, sur 2 supports (Bétacam et VHS) conformément à la Convention que j'ai signé le 22 Novembre 06.

Considérant que ni les créateurs de mon film, ni le public, ni ceux qui sont en charge de promouvoir la culture, ne gagneraient à ce que se prolonge une situation conflictuelle, j'espère pouvoir ainsi m'acquitter au plus tôt de mon obligation morale à présenter mon film dans le cadre de cette Manifestation qui a contribué, avec d'autres, à son montage financier.

Cette décision ne signifie pas pour autant que je partage la manière dont les représentants de cette Manifestation ont présenté notre conflit devant la Presse le Lundi 19 Juin 2007.
Je tiens donc à communiquer aux journalistes les informations dont ils ont été privés ce jour-là.

1 – Je n'ai jamais dit ou écrit que je refusais de remettre une copie du film à votre Manifestation.
Au contraire, j'ai dit et écrit (cf lettre à Mme la Ministre, du 13 Juin) que je ne souhaitais pas remettre cette copie avant la première projection publique du 13 Juin (avant-première mondiale dans mon cas).
L'Office National des Droits d'Auteurs m'a confirmé que ni la Convention que j'ai signé (diffusée aux journalistes), ni la décision du Chef du Gouvernement (Décision N° 8 du 5 Décembre 2005) qui définit les Missions de cette Manifestation, ne l'exigent.
L'ONDA, je le précise, est signataire avec moi de cette Convention, au titre de représentant du Ministère de la Culture.
D'autre part, j'ai appris par mes collègues, que nombreux sont les producteurs qui n'ont remis la copie du film qu'après la première projection publique. Pourquoi donc « 2 poids, 2 mesures » ?

2 – Mon film a été conçu et tourné bien avant la création du Commissariat « Alger, Capitale de la Culture arabe, 2007 » :
- le 10 Septembre 2005, j'ai obtenu du Ministère de la Culture, une autorisation de tournage pour une durée de 9 mois,
- le 22 Octobre 2005 j'ai signé avec la TV un accord de co-production,
- le 27 0ctobre 2005, le tournage a commencé à Constantine.
Et donc, lorsque je signe la Convention, le 22 Novembre 2006, je suis à l'étape du montage !

3 – Mon film a été conçu dès l'origine comme un long-métrage documentaire et non comme un 52'.
Le scénario déposé à l'époque de Mr Béchichi, le 1er Commissaire de votre Manifestation, et de Mr Réda Chikhi responsable de l'Audio visuel, était bien un projet de long-métrage documentaire.
Les journalistes peuvent s'en assurer auprès des membres de la Commission de lecture, ou en demandant à lire le scénario que j'ai déposé.
De plus, je signale que :
- le 21 Mai 2005, l'ENTV m'a donné son accord pour co-produire mon projet de long métrage documentaire,
- le 27 Juillet 2005 j'ai reçu une lettre du Ministre de la Culture, Mme Toumi, me promettant un accès au Fonds destiné à la production cinématographique (FDATIC) pour ce même projet de long métrage documentaire ! (cela est resté à ce jour, une promesse).
Quand j'ai signé la Convention, j'avais compris que la Manifestation ne désirait pas m'accorder la subvention de 10 Millions prévue pour les longs-métrage fiction, mais seulement 3 Millions de Da, qui correspond à la catégorie des moyens-métrages de 52'.
Et ce malgré tous mes efforts pour expliquer que les opérations post-tournage d'un long-métrage fiction ou documentaire conçu dès l'origine pour le grand écran (montage image et son, mixage, kinescopage, report optique du son, sous-titrage, tirage des copies) sont identiques et donc ont les mêmes coûts.

5 – Mr Lamine Merbah qui fut président de la Commission de lecture de cette Manifestation, a affirmé que j'avais été prié « de changer de titre, de préciser mes intentions philosophiques, et le contenu exact de ma pensée ». De tels propos m'ont surpris. Je n'ai jamais reçu de lettre en ce sens.
La Convention proposée et signée, n'a jamais été accompagnée d'aucune condition, d'aucune réserve, ni sur la forme, ni sur le contenu, ni sur le titre du film.

4 – Je n'ai jamais dit que « je ne reconnaissais pas la légitimité de la commission de lecture », comme votre subordonné, Mr Benkamla, l'a affirmé. Pure invention de sa part.

5 – La projection du 13 Juin 2007, n'a pas été la seule à être interdite (décision annoncée oralement le 13 au matin). Il en fut de même, le 14 Juin à Constantine et le 15 à Oran.
Ces deux dernières n'entraient pourtant pas dans le cadre de la Manifestation « Alger, Capitale de la culture arabe, 2007 », puisqu'elles étaient organisées à l'échelle locale, en partenariat avec l'APC de Constantine et la Cinémathèque algérienne d'Oran, lesquels acceptèrent d'annuler les projections sur simple intervention téléphonique du Responsable audio-visuel de cette Manifestation. Environ 2000 spectateurs ont ainsi été sanctionnés.

6 – NAOUEL FILMS entend distribuer le film sur l'ensemble du territoire national et sur tous supports, dès réception du visa d'exploitation.


Jean-Pierre LLEDO
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# Online seit Sonntag, 24. Juni, 2007 um 11:42

Geändert am Montag, 09. Juli, 2007 um 14:25